Scortea

2018-2019, écorces, mousse, bois et peinture, 2m²

Disséquer et écorcer sont deux termes étymologiquement liés par la même racine. Mettre à nu, retirer toute enveloppe, Scortea traduit cette ambiguïté dans l'acte d'opérer. La sculpture impose un graphisme par ses teintes noires et blanches, mais aussi par sa matière et sa composition. Volontairement imposante par sa superficie de 2m², l'étendue présentée au sol évoque la surface de la peau si celle-ci était disséquée intégralement. Chacune des parcelles dessinent des formes imparfaites et accidentées. La peau est l'enveloppe qui dissimule, elle perd de son unité. Ici le corps s'émiette en plusieurs fragments qui émergent du noir pour ensuite se retirer sur la surface du sol. Le corps devient ainsi un paysage à explorer.